L’Alliance des communautés forestières presse le MRNF de répondre au Forestier en chef

À la suite de la récente sortie du Forestier en chef exigeant des précisions sur le statut des 8,5 millions d’hectares soustraits à la récolte dans le cadre du calcul de possibilité forestière 2028-2033 (soit 20 % du territoire forestier public) l’Alliance des communautés forestières presse le gouvernement du Québec de répondre rapidement à sa demande afin de ne pas entraver le processus d’élaboration des calculs des possibilités forestières 2028-2033.

 

Rappelons qu’en septembre 2024, le Forestier en chef mentionnait qu’une superficie importante de forêt prise en compte dans le calcul des possibilités forestières était évitée lors de la récolte de bois, et ce, depuis plusieurs années. Depuis, ces territoires sont contournés ou évités en raison d’enjeux en lien avec le dossier du caribou forestier, les projets d’aires protégées, l’harmonisation avec d’autres usages du territoire ou avec des Premières Nations. Les évitements sont normalement un état transitoire en attendant une décision finale par les autorités gouvernementales. Lorsque les évitements perdurent dans le temps ou s’accumulent sur de grandes superficies, ils deviennent un enjeu pour la pérennité de la ressource.

 

De plus, il est important de souligner que le ministère des Ressources naturelles et des Forêts n’a pas considéré ni transmis au ministère de l’Environnement le rapport fourni par le Forestier en chef en 2023 en lien avec l’objectif de la stratégie Plan nature 2030 d’atteindre 30 % de territoire protégé, sans avoir d’impact sur la possibilité forestière.

 

« Afin d’établir les possibilités forestières à l’automne 2026, le Forestier en chef doit connaître le territoire sur lequel la récolte de bois peut être réalisée. Ces informations sont transmises par le ministère des Ressources naturelles et des Forêts, qui actuellement, en ne lui donnant aucune information, met en péril non seulement le secteur forestier, mais la forêt elle-même. Le ministère a donc tout en main pour produire les documents demandés et répondre au Forestier en chef tout en préservant l’ensemble de la filière. C’est l’avenir et la vitalité de plusieurs communautés forestières qui se jouent », mentionne le président de l’Alliance des communautés forestières, Yanick Baillargeon.

 

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