Appui ferme aux demandes de la Table de la première économie et des ressources naturelles de l'agglomération de La Tuque concernant la tarification des bois
L'Alliance des communautés forestières souhaite exprimer son appui sans réserve à la Déclaration commune adoptée le 10 septembre 2026 par la Table de la première économie et des ressources naturelles de l'agglomération de La Tuque.
L'industrie forestière traverse actuellement l'une des crises les plus sévères de son histoire, marquée par des tensions commerciales majeures, notamment l'imposition de droits de douane américains, l'augmentation globale des coûts d'exploitation, l’augmentation importante du prix du carburant et la faiblesse de plusieurs marchés. Dans ce contexte déjà très précaire, la mise en œuvre de la nouvelle grille de tarification des redevances forestières (issue de la Loi 11) impose une hausse financière disproportionnée. En Haute-Mauricie, comme dans plusieurs autres régions, l'augmentation des redevances forestières du mois d’août à septembre représente plus de 5 $/m³ pour les bois SEPM ce qui alourdit considérablement le fardeau des entreprises en affectant leur liquidité, alors que l'Ontario applique, depuis plusieurs mois, un gel de la tarification forestière au taux minimum. Une telle hausse menace directement la rentabilité des entreprises forestières, la pérennité des emplois régionaux et le maintien de la chaîne économique locale.
Ainsi, l'Alliance des communautés forestières se joint d'une seule voix aux élus, au Conseil de la Nation Atikamekw, aux acteurs économiques, syndicaux et industriels de La Tuque pour demander au gouvernement du Québec :
La suspension immédiate de la nouvelle méthode de tarification des bois sur le domaine de l'État et le rétablissement temporaire des taux prévalant avant les récentes augmentations (statu quo) ;
La réalisation d'une révision complète du mode de calcul de la tarification en concertation avec les représentants du milieu (municipalités, industrie, travailleurs, communautés autochtones), prenant en compte les réalités de marché, la compétitivité face aux provinces voisines, les coûts réels de transport et les impacts socio-économiques régionaux ;
La mise en place de mesures d'urgence garantissant la prévisibilité des coûts d'approvisionnement et la continuité des opérations forestières.
Il est impératif d'éviter d'imposer des contraintes financières supplémentaires à une industrie essentielle pour l'occupation de nos territoires et la vitalité de nos régions.